Les 120 journées de Sodome – Marquis de Sade

9 juin 2018

Les 120 Journées de Sodome est la première grande œuvre du Marquis de Sade, écrite à la prison de Bastille en 1785. Considéré comme un œuvre diabolique pendant son époque et même plus tard, ce livre a été censuré plusieurs lors de ses diverses publications. Cependant, l’auteur lui-même a été farouchement haï par nombreux de ses contemporains comme en témoigne sa vie. Une vie pleine de folie qui lui a surement inspiré son œuvre.

Les 120 journées de Sodome

L’auteur : Marquis de Sade

De son vrai nom Donatien Alphonse François de Sade, le Marquis de Sade est né le 2 juin 1740 à Paris et mort le 2 décembre 1814 à Saint-Maurice. C’était un romancier et philosophe français. Passant une grande partie de sa vie à être enfermé pour divers raisons. Il a purgé vingt-sept ans d’emprisonnement et d’internat. Plus tard, en 1834, son nom est devenu l’origine du mot « sadisme » qui fait référence aux actes de cruauté décrits dans ses œuvres, le mot est repris par divers langues dans le monde et devient synonyme d’un comportement qui aime faire du mal à d’autres personnes. Parmi les nombreux œuvres du marquis un des plus célèbres est aussi Justine.

Histoire du manuscrit

Le 22 octobre 1785, Marquis de Sade entame l’écriture des 120 journées de Sodome. Pour d’éviter à son ouvrage d’être saisi, il recopie le texte d’une écriture minuscule sur 33 feuillets de 11,5 cm collés bout à bout et constituant une bande de 12 m de long. Après son enlèvement, le manuscrit devient la propriété de la famille de Villeneuve-Trans. Au XIXe siècle, il est vendu à Iwan Bloch, qui publie. En 1929, Maurice Hélène acquiert le livre et en publie. En 1982, le manuscrit est volé puis vendu à Gérard Nordmann[]. Finalement, les héritiers de Nordmann décident de le revendre et le 3 avril 2014, Gérard Lhéritier dépense 7 millions d’euros pour s’emparer de l’œuvre. Actuellement, l’œuvre est plongé dans un litige judiciaire et on ne sait plus où il se trouve exactement.

Résumé du livre Les 120 journées de Sodome

Au temps de Louis XIV, quatre aristocrates, le duc de Blangis, l’évêque son frère, le président de Curval et le financier Durcet, s’enferment, dans un château de la Forêt-Noire. Avec eux, plusieurs victimes qui leur sont totalement dévoués. Quatre proxénètes, se substituant de mois en mois, racontent les six cents perversions que les maîtres du château pratiquent régulièrement. Le manuscrit prend la forme de journal dont chaque partie correspond à chacun des quatre mois et aux passions dites « simples », « doubles », « criminelles » et « meurtrières ». Dans le livre, la plupart des victimes meurent dans de souffrances abominables.

L’histoire du livre lui-même est plus intrigante que l’histoire qu’elle raconte. Ce n’est donc pas une surprise si cet œuvre compte parmi les livres plus chers dans le monde. Faisant, actuellement, partie du patrimoine de la littérature française et même mondiale, le manuscrit du Marquis de Sade nous décrit la déraison qui critique la raison. Par conséquent, c’est donc logique si Les 120 journées de Sodome suscite toujours les débats.

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