La bête Humaine : un roman d’Émile Zola

10 juillet 2018

La Bête Humaine est un roman d’Émile Zola qui résulte de la fusion d’un roman sur la justice et d’un roman sur le monde ferroviaire. En effet, l’auteur ne pensait pas aborder ce dernier thème mais dans l’œuvre en général, la présence de l’univers ferroviaire se voit très flagrante.

La Bête humaine : un roman d'Émile Zola

 

Plus de détails sur le livre

Publié en 1890, ce roman naturaliste est le 17e volume du cycle des Rougon-Macquart. Ce roman réunit tous les ingrédients du polar à savoir un voire plusieurs meurtres, de la violence, du sang, du suspense, mais aussi une femme fatale, des scènes de chocs et une enquête avec arrière-plans politiques. S’ajoute à cela les notables véreux, les magistrats carriéristes mais aussi les assassins. L’auteur n’a aucun mal à évoquer la tuerie pour que ces personnages trouvent leur compte. Pour cela, l’un tue juste par simple jalousie et l’autre le fait par pure brutalité. Le troisième quant à lui tue par intérêt tandis que le quatrième pour se venger. Aussi, le fait de tuer un personnage peut résulter d’une simple bêtise, pour de l’argent ou seulement par calcul.

Ce roman suscite également l’indulgence d’un criminel-né qui a un besoin maladif de poignarder une femme. Cependant, trouvera-t-il la force de vaincre cette tare héréditaire qui l’affecte en tenant compte des délices de son amour partagé ou non ? En effet, le personnage principal est doté d’un instinct de la mort qu’il ressent dès son plus jeune âge. Cette sensation se transforme petit à petit en appétits féroces au cours de sa jeunesse. Ainsi, le livre présente l’idée de la mort sous toutes ses idées fixes. Par ailleurs, l’auteur démontre également aux lecteurs à travers le personnage principal que le fait d’être différent des autres est une gêne. À cet égard, le fait de s’abstenir voire de se tenir à l’écart est indispensable.

Résumée de La Bête Humaine

Dans l’ouvrage, Jacques Lantier, qui est un mécanicien de locomotive garde surtout ses distances envers les femmes, puis envers le vin, l’argent et les ambitions qu’il pourrait disposer de façon légitime. Dans un premier temps, il a renoncé à son instinct mais s’est consacré corps et âme à sa passion, la machine. Cependant, il est bien au courant que la fêlure cérébrale peut mener à la mort dans tous les sens. Pourtant, cela ne l’empêche guère de poursuivre son travail. Jacques Lantier est également en connaissance de cause que quand il s’agit d’instinct, il s’agit dans un premier temps de tuer ou bien d’être tué.

La Bête Humaine regroupe ainsi dans ses chapitres l’histoire d’un mécanicien de locomotive qui se tue dans son travail pour oublier son tourment concernant sa lourde hérédité, d’une femme née pour faire le malheur de tous ceux qui l’approchent, dont notamment les hommes ; et d’un juge pétri de préjugés prêt à utiliser la justice pour l’intérêt social ou politique. Ce roman est alors un drame très vivant et très précis qui évoque le monde des chemins de fer pendant l’âge d’or. De même, il met un point sur plusieurs thèmes, tels que la jalousie, la convoitise charnelle, le meurtre, la misère et l’alcoolisme.

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