Au bord de l’eau : un roman tiré de la tradition orale chinoise

16 mai 2018

Ce livre « Au bord de l’eau » ou « Shuǐ hǔ Zhuàn » est un roman d’aventures tiré de la tradition orale chinoise. Cette œuvre littéraire écrite par plusieurs auteurs puis attribuée à Shi Nai’an, relate les actes de bravoure de cent huit bandits lors de la révolte contre la corruption du gouvernement et des hauts fonctionnaires de la cour de l’empereur.

Au bord de l'eau roman chinois

Classement de cet ouvrage chinois

Au top 4 des meilleurs romans traditionnels de la dynastie Ming, ce roman Shuǐ hǔ Zhuàn regorge de nombreuses expressions populaires et ses personnages explicitent diverses situations ou des caractères. Cet ouvrage se reconnait surtout dans les tableaux des grands peintres.

Fond de l’histoire

Arts martiaux, virtuosité, ces brigands chinois dirigés par Song Jiang en usent avec un esprit de fratrie redoutable dans leurs quotidiens. Le roman est alimenté par des scènes de rencontres, d’algarades et d’affrontements surtout davantage d’aventures, de tactiques futées et puis des séries d’événements envoûtants. Si les Trois Mousquetaires était au top en France, c’est plutôt Shuǐ hǔ Zhuàn qui provoque le coup de cœur en Chine.

Naissance de l’ouvrage Shuǐ hǔ Zhuàn

Vers les XIIe et XIIIe siècles, les exploits de Song Jiang et ses lieutenants eurent des échos sur la tradition orale de la dynastie des Song du Sud. Le livre a pris sa base, au début de la dynastie mongole des Yuan, dans « Faits négligés de l’ère Xuan-he ».

Contexte où se manifeste l’histoire de « Au bord de l’eau »

La rébellion est menée par Song Jiang vers la fin de la dynastie des Song du Nord dirigée par Huizong. En 1114 dans le Shandong (monts Liang), lieu typique des actes illégaux, Song Jiang se révolta contre les troupes de l’empereur puis conquit Bianliang et la province Hebei avant d’être capturé. Après cette action, le mutin et ses troupes rejoignirent les troupes anti-rébellions de l’empereur.

Les cent-huit brigands et constellation dans ce roman

Les cent-huit brigands de cette œuvre littéraire Au bord de l’eau sont formés par 36 puissants meneurs de rébellion et 72 éléments, rebelles au rang des lieutenants. Les premiers sont liés aux astres célestes alors que les autres, moins puissants, sont liés aux astres terrestres.

Ces 108 légendes sont des anciens officiers de l’empereur ou des brigands professionnels, tous hostiles à la corruption.

Que représentent ces 108 brigands ?

Ils viennent de la réincarnation des 108 démons libérés par le maréchal Hong. Les dix premiers astres célestes sont : Héraut de Justice (Song Jiang), la Licorne de Jade (Lu Jun-Yi), L’Astre de Sapience (Wu Yong), Le Dragon-entre-les-nuages (Gong-Sun Sheng), le Grand Cimeterre (Guan Sheng), Tête de Léopard (Lin Chong), la Foudre (Qin Ming), Double Fouet (Hu-yan Zhuo), le Petit Li Guang (Hua Rong), le Petit Ouragan (Chai Jin).

Les différentes versions de « Au bord de l’eau »

Apparu pour la première fois en XIVe siècle, « Au bord de l’eau » est un roman dont l’auteur est Shi Nai’an et est édité par Luo Guanzhong qui le composait en 93 chapitres (version Shi-Luo).

En 1589, Gua Xun a réédité cet ouvrage en 100 chapitres et l’anticonformiste Li Zhi en fait 120 chapitres l’an 1614. Jin Shengtan, admirateur de ce récit et anticonformiste condense le roman Shuǐ hǔ Zhuàn en 70 chapitres. Son édition en 1644 éclipse les autres versions jusqu’au XXe siècle.

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