Le soleil se lève aussi

27 février 2019

Étant le premier roman d’Ernest Hemingway, « Le Soleil se lève aussi » définit la force de l’âge et du désarroi. Cet auteur américain a vu son ouvrage publié en l’an 1926. Aussi, celui-ci n’est autre que le plus grand succès de l’écrivain et de même, est considéré comme l’un des plus grands romans de la langue anglaise du XXe siècle.

De quoi parle-t-on dans le livre ?

Dans l’ouvrage, Jake Barnes est à la fois un narrateur et le personnage central. Il s’agit d’un vétéran américain de la première guerre mondiale. En effet, il est un célibataire impuissant, qui vit et travaille à Paris. Ainsi, il occupe un poste de journaliste. Ce protagoniste est cependant très connu pour sa discrétion. Par ailleurs, c’est aussi un héro émouvant. Dans la première partie de l’ouvrage, on voit dresser un tableau fidèle des écrivains l’entre deux-guerres et surtout d’une vie festive, définit par une vie nocturne pour s’amuser dans les divers établissements à la mode, où les artistes, les expatriés et surtout les fêtards se voient en grand nombre. L’auteur rappelle également la condition d’une génération perdue dans son récit, à savoir celle des jeunes vétérans de la première guerre mondiale, qui n’échappent pas à leur passé.

Les actions qui se voient dans l’ouvrage se passent ensuite en Espagne, dans les pays basques avec la pêche et les fêtes de San Fermin à Pampelune. Cependant, ses actions sont décrites avec soin et par la même occasion, sont le cadre d’un durcissement des tensions affectives, amicales et amoureuses entre les différents personnages. L’ouvrage décrit également l’histoire de deux amants, qui ne sont autres que Jake Barnes et Lady Ashley. Ces deux protagonistes ont pour particularité de s’abîmer dans l’alcool et de fréquenter divers bars parisiens et arènes espagnoles. Leurs compagnons sont également des hommes marqués par la première guerre mondiale et sont pris par l’auteur comme des hommes à la dérive.

Le soleil se lève aussi, un ouvrage très expressif

L’écrivain utilise un style limpide d’une efficacité redoutable pour son récit. Aussi, il sait très bien faire de ses héros des personnages qui oscillent à la fois entre le mal de vivre et la jouissance de vivre l’instant présent. Ce roman de 266 pages est surtout très prisé par le fait qu’il s’agit d’un ouvrage qui exprime et développe le mieux l’art du non-dit auquel l’auteur est spécialisé. Par ailleurs, il sait tenir en haleine le lecteur pendant un long moment et se démarque par la densité de son écriture. Ainsi, chaque chose et chaque fait qu’il annonce dans le livre est ressenti par le lecteur comme essentiel. L’écrivain veille aussi à accentuer le poids de chaque fait qu’il présente dans le récit à travers des dialogues.

Le soleil se lève aussi n’est forcément pas un livre qui plaît à tout le monde. En effet, il n’a pas vraiment sa place auprès des lecteurs qui sont juifs. À travers ses lignes, on peut y voir des phrases qui mettent en cause le fait que le personnage soit juif. Selon l’auteur, cela impliquerait non seulement son comportement et sa manière de pensée, mais aussi sa supériorité. Par ailleurs, il est très fréquent que le livre présente des personnages qui se débattent dans un mal de vivre quasi-constant qu’ils tentent de cacher. À la guerre, ils ont été face à la mort et ne s’en remettent pas. Par la même occasion, ils luttent également contre l’absurde de l’existence par le mouvement et la pêche, la corrida, l’alcool, le monde et même le bruit.

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