Le Procès

13 février 2019

Le Procès, de son titre original en allemand « Der Proceß », est un roman posthume de l’écrivain autrichien Franz Kafka. L’œuvre est sortie en Allemagne en 1925 aux éditions Die Schmiede sous l’impulsion de Max Brod, un ami de Kafka. Elle a été par la suite traduite en français par Alexandre Vialatte et sorti en 1933 dans les éditions Gallimard. Ce roman parle de la vie d’un jeune homme dénommé Joseph K. pendant un procès qui s’étalera sur une année et dont il ignore totalement la raison.

Résumé du livre

Le jour de son anniversaire, K. est soudainement arrêté par deux agents pour un crime dont eux-mêmes ignorent la nature. Suite à un bref interrogatoire, il reste en état d’arrestation mais est libre de poursuivre son travail. Sa logeuse, Mme Grubach, suppose que cela est due à une relation qu’il entretient avec sa voisine de pallier, Mlle Bürstner et essaiera même de le dissuader de poursuivre cette relation.

K. est ensuite convoqué devant un tribunal à une adresse peu précise. Arrivé en retard devant la cour, il plaide l’absurdité de son accusation et dénonce même la corruption des fonctionnaires. Des fonctionnaires même qui composent l’intégralité de l’audience. Il retourne la semaine suivante à la cour où il visitera les lieux du tribunal mais ne rencontrera pas grand monde. Il y verra notamment quelques accusés qui sont totalement épuisés de leurs procès.

K. est après conseillé par son oncle de prendre un avocat et lui suggère Me Huld qui s’avèrera peu convaincant. Il profitera de son entretien avec cet avocat pour faire la connaissance de son infirmière, Léni, avec qui le héros aura une certaine relation. Il se rendra après compte que son avocat ne lui est pas d’une très grande aide. K. part alors demander conseil auprès de Titorelli, le peintre de la cour. Ce dernier lui affirme que jamais il ne sera acquitté que tout ce qu’il peut faire est de sans cesse reporter la fin du procès. Après cela, il décide alors de remercier son avocat.

K. est ensuite envoyé à la cathédrale de la ville afin d’escorter un client italien de sa banque. Sur les lieux, il ne rencontrera pas ledit client mais tombera plutôt sur l’aumônier de la prison qui lui décrit avec une parabole que son cas est pratiquement désespéré. Un an après sa première arrestation, K. est de nouveau interpellé à son domicile par deux hommes qui le conduiront à une carrière en dehors de la ville pour l’y exécuter.

L’absurdité de la société

Dans Le Procès, Kafka décrit totalement l’absurdité de l’homme. Cela se traduit notamment par l’aspect très strict de la justice qui en même temps est totalement subjective. Le héros ne réussira jamais à s’en défaire, et ceci malgré qu’il ait demandé l’aide auprès d’une grande diversité de gens. De ce fait, l’homme devra vivre sa vie sans qu’il n’en comprenne la raison et, il devra d’ailleurs accepter un jour ou l’autre le destin qui lui sera imposée, sans aucun autre choix.

Pour terminer, Le Procès de Franz Kafka est un roman qui peut être qualifié d’existentialiste. L’homme est en fait prisonnier de sa propre existence dont il ne saura jamais prendre les commandes. En parfaite complémentarité avec Le Château du même auteur, cette œuvre fait notamment référence en la direction imminente de la vie de l’homme vers le jugement dernier.

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