Le Meilleur des mondes : le roman d’Aldous Huxley

9 mai 2018

Le Meilleur des mondes est un chef d’œuvre de la littérature d’anticipation. Mondialement connu, ce roman d’Aldous Huxley est l’un des témoins les plus lucides de notre temps. En effet, il évoque plusieurs thèmes dans ses lignes, à savoir le défi, l’utopie et le réquisitoire.

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Un roman d’anticipation de la société future

Cet ouvrage n’est autre qu’un roman d’anticipation dystopique écrit en l’an 1931 et paru en 1932. Cependant, vingt-cinq ans après sa parution, l’auteur a également publié un essai dédié à cette œuvre littéraire, qu’il nomme Retour au meilleur des mondes. Ce dernier définit dans ses lignes les évolutions du monde qu’il perçoit, aussi dangereux soit-il. Rédigé en quatre mois, au sud de la France, ce livre a été adapté à la télévision en l’an 1980 et en 1998. Par ailleurs, il est à noter que le titre original de l’ouvrage n’est autre que Brave New Word en anglais. Il résulte notamment de l’œuvre La Tempête de William Shakespeare.

Le Meilleur des mondes, un livre visionnaire traitant de nombreux thèmes

Le récit du roman décrit une société future munie de plusieurs caractéristiques, à savoir la division de la société en sous-groupes, les sous-groupes qui constituent les castes, la sexualité réactive, etc. En effet, dans le livre, la société est divisée en sous-groupes, dont notamment les Alphas, les Betas, les Gammas, les Deltas et les Epsilons. La subdivision se fait cependant en fonction des capacités intellectuelles et physiques de chacun. Ainsi, le fait d’appartenir à un groupe n’est pas un pur hasard. Il s’agit alors de traitements chimiques imposés aux embryons qui les orientent dans l’un de ces sous-groupes, et qui influencent leur développement. Aussi, des castes résultent de ces sous-groupes, qui coexistent et vivent en harmonie, mais par contre sans animosité. Pour cela, des méthodes hypnopédiques ont été mises en place pour conditionner le comportement de chaque individu depuis leur plus jeune âge.

Cet ouvrage traite également le thème de la reproduction qui est entièrement artificielle. Aussi, la notion de la parenté y est représentée comme une réalité courante et une évocation vulgaire et obscène. Par ailleurs, l’auteur évoque également dans le récit le conditionnement, qui dirige les goûts des membres de la société vers des loisirs qui nécessitent l’achat des équipements spécialisés. Ainsi, ils oublient complètement le fait d’apprécier les passe-temps gratuits et/ou bon marché. À cela, les loisirs sont omniprésents de façon expresse dans un groupe. Il est en de même pour le sexe, qui n’est pas du tout limité, voire même encouragé depuis la petite enfance.

Selon l’auteur, le soma est également une drogue parfaite, sans effet secondaire, distribuée par l’administration. Ayant pour rôle de diminuer l’espérance de vie, cette drogue est surtout utilisée pour empêcher les protagonistes d’être malheureux. Aussi, elle agit sur un mode anxiolytique. Le Meilleur des mondes décrit également un régime théocratique associé à la religion. Cependant, il est à souligner que l’écrivain fonde sa dystopie sur l’aspect utopique d’une société-monde attirée par le progrès scientifique que technique de l’an 600.

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