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Avez-vous déjà ressenti la peur panique que la personne qui partage votre vie vous quitte alors même que tout va pour le mieux entre vous ?
Vous vous sentez fréquemment rejeté par les autres, que ce soit dans votre environnement professionnel ou familial ? Hésitez-vous toujours à vous engager dans une relation de peur de souffrir ?
Si la réponse est oui, alors il est fort probable que vous souffriez d’‘abandonnite’, l’une des principales causes du mal-être et du mal de vivre dont nous souffrons.
Ce néologisme qu’utilise l’auteur évoque « à la fois le sentiment d’abandon et les troubles physiques et psychiques, multiples et divers, éprouvés par la personne souffrant d’abandon, de rejet ou d’exclusion. »
Un abandon qui survient généralement pour la première fois durant l’enfance ou la vie fœtale, plus rarement à l’âge adulte, et que l’auteur n’hésite pas à qualifier de meurtre.
« Les enfants de mères qui ne les ont pas désirés, ou qui n’ont pas su leur transmettre leur amour in utero, encourent beaucoup plus de risques de souffrir de troubles émotionnels et physiques que ceux ayant été mis au monde par une mère qui les désirait. »
C’est souvent là qu’ont lieu les premières situations d’abandon.
A travers de nombreuses analyses et exemples d’individus ayant fait la douloureuse expérience de l’abandon, l’auteur nous fait partager ses connaissances, acquises en vingt années de pratique.
En partant du postulat selon lequel il a forcément été abandonné pour une bonne raison, l’abandonnique nourrit la croyance qu’il n’est pas aimable et qu’il sera donc, tôt ou tard, à nouveau abandonné.
Il est convaincu, bien souvent de façon inconsciente, d’avoir mérité cet abandon et de n’être donc pas digne d’amour.
A partir de là, toute relation est vouée à l’échec et l’abandonnique développe un certain nombre d’attitudes sociales caractéristiques : il peut s’agir d’hypersociabilité, d’hyperagressivité, de repli sur soi, d’une peur de la solitude, de négation de soi, ou encore d’une soif de reconnaissance.
Il manifeste également une large palette d’attitudes affectives telles que la nécessité de conquérir à tout prix, la dépendance affective, le manque de confiance en soi, ainsi que la peur et la culpabilité liées à la séparation.
L’abandonnique vit dans la peur et le déni de soi.
« Quand elle est enfant, c’est grâce à son mental que la victime de l’abandon survit. Son mental lui est donc fort utile jusqu’au moment où, devenue adolescente, elle peut subvenir à ses besoins de base : boire et se nourrir. Voilà pourquoi un abandonnique a tant de difficultés à « jeter aux orties » son mental : c’est qu’il lui a sauvé la vie. »
Et pourtant, l’auteur insiste fortement sur la nécessité de nous libérer de notre mental, qu’il accuse de nous éloigner de ce que nous sommes, d’être un obstacle à l’expression de notre être profond.
Le mental se manifeste de différentes manières : en nous coupant du moment présent (c’est-à-dire en nous projetant dans le futur ou en nous entraînant dans le passé), de nos émotions, mais aussi en en nous conduisant à faire des comparaisons qui sont sources, entre autres, de jugements de valeur ou d’intolérance, ainsi qu’en nous coupant de notre savoir inné (c’est-à-dire de notre intuition, de notre créativité…).
En cela, il est notre pire ennemi.
L’auteur rejette le recours à la médecine classique qui, selon lui, se consacre uniquement à traiter les symptômes de la maladie et non pas à rechercher les causes de la souffrance, laissant ainsi la maladie libre de revenir n’importe quand sous une autre forme.
Il n’hésite d’ailleurs pas à employer des termes aussi forts que « médecins tout-puissant », « grands gourous en blouse blanche », et même « bourreaux » pour désigner les spécialistes du corps médical.
Il prône une toute autre approche : la méthode OGE, reflet inversé du mot EGO, qui rend le patient responsable de sa guérison.
C’est en rompant nos barrages mentaux, en nous autorisant à vivre nos émotions profondes et en renouant avec notre savoir inné que nous pourrons guérir de notre abandonnite.
« L’enfant qui vient de naître n’éprouve ni peurs ni remords, il n’exprime aucune rage, pas plus qu’il ne fait de dépression nerveuse, tout simplement parce que son mental n’existe pas. »
C’est cet état que l’auteur nous invite à retrouver.
Ce livre traite du sujet de l’abandon dans sa globalité et nous en livre une approche concrète en s’appuyant sur de nombreuses analyses de témoignages de patients.
Un format souple, facile à transporter et agréable à manipuler.
Rien à signaler !










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