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L’histoire se passe dans la deuxième partie du 19ème siècle. Le métier d’Hervé, personnage principal est le négoce des vers de soie lorsqu’ils sont encore sous forme d’œufs minuscules.
Ce drôle de métier en apparence va permettre de développer la petite bourgade de Lavilledieu dans le midi de
Au départ, Hervé allait chercher les vers à soie en Afrique. Il partait en Janvier et revenait en Avril. Cela devenait une habitude pour lui jusqu'à ce que l’épidémie de pébrine attaque les vers à soie au-delà de l’Europe. Son épouse, Hélène l’attendait. « C’était une femme grande, aux gestes lents, elle portait de longs cheveux noirs qu’elle ne rassemblait jamais sur sa tête. Elle avait une voix superbe. »
Baldabiou avait la réponse à ce problème : Le Japon. « Comme huit ans plus tôt, il laissait cet homme lui réécrire posément son destin. ».
Il partit le 06 octobre pour revenir au début du mois d’avril. Il va faire la rencontre de Hara Kei au Japon et également d’une jeune femme. Une scène étrange nous est décrite. Le temps semble s’être arrêté :
« Hara Kei était assis sur le sol, les jambes croisées dans le coin le plus éloigné de la pièce. Il était vêtu d’une tunique sombre et il ne portait aucun bijou. Seul signe visible de son pouvoir, une femme étendue près de lui, la tête posée sur ses genoux, les yeux fermés, les bras cachés sous un ample vêtement rouge qui se déployait autour d’elle, comme une flamme, sur la natte couleur de cendre. »
Hervé est invité à raconter son histoire. Il se lance alors dans un monologue. Il retourne en France.
Quatre expéditions au Japon vont se succéder. Mais il y aura toujours une jeune femme présente avec le fameux billet dont j’évoquais l’existence en préambule de cette chronique et Hélène sera toujours là également à son retour.
L’amour, la passion, les rencontres, les saveurs et la douceur de la soie sont présents derrière chaque page avec beaucoup d’élégance.
Une magnifique histoire admirablement écrite avec des réitérations intéressantes donnant un rythme endiablé à ce petit livre sympathique lu en deux heures.
Un style à découvrir absolument
Un roman se lisant rapidement mais que l'on n'oublie pas
Aucun










AUTEUR | REDACTEUR |
LECTEUR | EDITEUR |
Critique Libre
Un style léger avec parfois de la lourdeur (les fameuses réitérations), mais la fin excuse tout, elle est très belle.