Olace Ferjeux est un musicien à la carrière plutôt pathétique. Pianiste de bar, il passe plus de temps au comptoir que devant son clavier. Une addiction qui lui a d’ailleurs coûté sa relation avec Sarah, dont il était pourtant follement amoureux : « Sarah n’avait pas donné signe de vie depuis plus d’un mois et ma dernière tentative s’était soldée par un désastre. Pendant trois ans, elle avait pourtant tout supporté : mes poches perpétuellement vides et mon verre perpétuellement plein, les retours chaloupés au petit matin et les parcours du combattant nocturnes pour atteindre le lit, les réveils exécrables en pleine après-midi et les rares heures de lucidité confisquées par la musique. »
Un matin, en lisant son journal, Olace découvre que l’homme d’affaires qui l’a ramené à Paris en auto-stop la veille s’est suicidé dans la nuit, tout juste trois heures après que leurs routes se soient séparées. Avant même d’avoir eu le temps d’intégrer la nouvelle, deux inspecteurs de police viennent frapper à sa porte. Commence alors une traque infernale.
Olace est immédiatement suspecté et mis en garde à vue. Peu de temps, mais juste assez pour que son appartement et celui de son ancienne compagne soient mis à sac. Olace comprend immédiatement qu’il est l’objet d’une véritable machination et qu’il aurait mieux fait de ne jamais croiser le chemin de cet homme.
Martin Derevèche était le directeur financier de Global First, un puissant groupe implanté dans le monde entier, sur le point de fusionner avec le groupe allemand Wolf&Kohl pour devenir ainsi le leader européen. A quelques mois des élections présidentielles, le Premier Ministre candidat – dont l’avenir semblait plutôt incertain d’après les sondages - faisait de cette fusion son principal argument de campagne. La publication officielle des comptes de Global First, attendue pour les prochains jours, était le dernier élément manquant pour concrétiser ce projet de fusion. Un rapport qu’était justement chargé de valider M. Derevèche, l’homme « suicidé ». Les éléments s’associent dans l’esprit d’Olace qui comprend qu’il se trouve au cœur d’un scandale politico-financier de grande ampleur. Seul moyen pour lui de s’en sortir : découvrir la vérité et la faire éclater au grand jour, tout en restant en cavale, le plus loin possible de ceux qui le traquent.
Pour cela, il faudra compter sur l’aide de son ami, le lieutenant Valente, et sur Rose, la fille à moitié folle de M. Derevèche. Mais Olace n’est pas au bout de ses surprises…
Une intrigue bien menée, un rythme assez soutenu et une fin inattendue.
Un récit au jour le jour, qui nous entraîne avec Olace dans sa cavale.
On évite les explications fastidieuses et interminables en matière de politique ou de finance. Juste ce qu’il faut d’informations pour crédibiliser l’intrigue.
Le récit se perd parfois un peu en descriptions inutiles.
Quelques passages un peu creux en suspens.










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